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LE BONHEUR DE LIRE N’EST PAS OBLIGATOIRE

Lydia FLEM – Casanova ou l’exercice du bonheur

Entre Casanova et nous, il y a presque deux siècles d’ignorance et de malentendu. On le croyait don Juan de salon et  mauvais bougre, on le découvre homme des Lumières et  ami des femmes.

Dans ce livre, Lydia Flem raconte comment l’enfant de  Venise, malade et abandonné par sa mère, devient un homme  audacieux, insolent, prêt à tout entreprendre. Casanova se  jette dans l’existence sans rien vouloir en retour, sinon la  plus scandaleuse des récompenses : le plaisir.

Pour les femmes, le Vénitien est un homme disponible,  un amant sans conséquences. Toujours généreux, il se donne  sans compter et ne trouve la volupté que lorsqu’elle est partagée. Son art de vivre est un exercice du bonheur.

À Paris, Rome, Berlin, Saint-Pétersbourg, Spa ou Londres,  ce fils de comédiens se sent partout chez lui. Des salons aristocratiques aux bas-fonds, des alcôves aux couvents, des tables  de jeux aux cénacles d’érudits, on le retrouve dans tous les  cercles de la société du XVIIIe siècle. Tour à tour ignoré puis  comblé par la bonne fortune, Casanova rebondit toujours.

Exilé dans un château de Bohême, rattrapé par la vieillesse,  cet amoureux de la langue française écrit treize heures par  jour l’histoire de sa vie. Dernier pied de nez à la postérité,  le Vénitien devient moraliste. Non content d’avoir fait de la  volupté de vivre le principe d’une existence, il affirme que  le vrai bonheur est celui qu’offre la mémoire. Au-delà du  plaisir, il y a encore du bonheur, voilà l’insolente morale de  Giacomo Casanova.

1995, 256 pages.

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