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	<title>Librairie du XXIe siècle</title>
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	<description>Collection dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil</description>
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		<title>Camille de TOLEDO &#8211; Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 20:01:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« Les bouleaux, dans le temps littéraire et poétique de la révélation, furent les arbres du drame, les témoins silencieux de l’extermination ; les arbres du massacre en train d’avoir lieu. La peau de leur écorce en lambeaux est le visage d’un temps que nous n’avons pas connu, temps de l’anéantissement. Plus d’une moitié de siècle après, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Les bouleaux, dans le temps littéraire et poétique de la révélation, furent les arbres du drame, les témoins silencieux de l’extermination ; les arbres du massacre en train d’avoir lieu. La peau de leur écorce en lambeaux est le visage d’un temps que nous n’avons pas connu, temps de l’anéantissement. Plus d’une moitié de siècle après, nous voilà désormais dans le présent des hêtres, arbres gagnés par le  “h” de la hantise. Mais quelle serait la voie de notre désenvoûtement ? Comment quitter le xx<sup>e</sup> siècle ? »</p>
<p align="right">C. de T.</p>
<p>Camille de Toledo a publié notamment <em>Archimondain, Jolipunk. Confessions d’un jeune homme à contretemps, </em>Calmann-Lévy, 2002 ; <em>L’Inversion de Hieronymus Bosch</em>, Verticales, 2005 ; <em>Vies et Mort d’un terroriste américain</em>, Verticales, 2007 ; <em>Visiter le Flurkistan ou les Illusions de la littérature-monde</em>, PUF, 2008. Sous l’hétéronyme d’Oscar Philipsen, <em>Rêves</em>, un<em> </em> livre-disque avec la chanteuse Keren Ann, La Martinière, 2005.</p>
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		<title>Julien BONHOMME &#8211; Les Voleurs de sexe. Anthropologie d&#8217;une rumeur africaine</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 19:01:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est en mars 2001 au Gabon que Julien Bonhomme entend pour la première fois parler des « voleurs de sexe ». Des individus sont accusés d’avoir fait disparaître les organes génitaux d’inconnus dans la rue, à l’occasion d’une banale poignée de mains. Les incidents se multiplient et plusieurs voleurs présumés sont lynchés. Il ne s’agit pas d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en mars 2001 au Gabon que Julien Bonhomme entend pour la première fois parler des « voleurs de sexe ». Des individus sont accusés d’avoir fait disparaître les organes génitaux d’inconnus dans la rue, à l’occasion d’une banale poignée de mains. Les incidents se multiplient et plusieurs voleurs présumés sont lynchés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé : les vols de sexe ont déjà touché à différentes reprises une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne depuis les années 1970.</p>
<p>Comment rendre compte d’un tel phénomène, inédit par son ampleur spatiale et temporelle, sans tomber dans le cliché d’une Afrique perçue sous l’angle de l’altérité exotique ? Critiquant la conception péjorative qui surdétermine le regard savant sur les rumeurs, l’auteur de ce livre n’envisage pas le vol de sexe en termes de pathologie ou de superstition, mais s’attache à mettre au jour les facteurs qui expliquent le succès culturel de cette rumeur singulière sur une si vaste échelle. Il articule vue d’ensemble et vue de détail afin de rendre compte tant de la diffusion internationale de la rumeur que des situations d’interaction au sein desquelles surviennent les accusations.</p>
<p>Plutôt qu’une anecdote prêtant à rire, le vol de sexe ne serait-il pas une affaire exemplaire permettant de comprendre l’Afrique urbaine contemporaine, les formes de sociabilité et les modes de communication qu’elle suppose ?</p>
<p>Julien Bonhomme est anthropologue. Actuellement directeur adjoint du Département de la Recherche et de l’Enseignement au musée du quai Branly, il est maître de conférences à l’université Louis Lumière-Lyon 2.</p>
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		<title>Michelle PERROT &#8211; Histoire de chambres</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 18:02:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l’amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l’accouchement à l’agonie, elle est le théâtre de l’existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s’abandonne. On  y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l’amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l’accouchement à l’agonie, elle est le théâtre de l’existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s’abandonne. On  y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l’insomnie, des pensées vagabondes, du rêve, fenêtre sur l’inconscient, sinon sur l’au-delà.</p>
<p>La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. Ses dimensions, son décor varient selon les époques et les milieux sociaux. De<em> </em>l’Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes, traversées par le temps : la chambre du Roi (Louis XIV à Versailles), la chambre d’hôtel, du garni au palace, la chambre conjugale, la chambre d’enfant, celle de la jeune fille, des domestiques, ou encore du malade et du mourant. Puis les diverses chambres solitaires : la cellule du religieux, celle de la prison ; la chambre de l’étudiant, de l’écrivain.</p>
<p>Nid et nœud, la chambre est un tissu de secrets. Dans ce livre, Michelle Perrot contribue à l’histoire des Chambres. Nuit et jour.</p>
<p>Michelle Perrot, historienne, professeure émérite des universités, a codirigé, avec Georges Duby, les cinq volumes de l’<em>Histoire des femmes en Occident</em>, Plon, 1991-1992 (Perrin, « Tempus »,  2002). Parmi ses nombreuses publications : <em>Les Femmes ou les silences de l’Histoire</em>, Flammarion, 1998 (« Champs », 2001) et <em>Mon histoire des femmes</em>, Seuil/France-Culture, 2006 (« Points Histoire »,  2008).</p>
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		<title>Pascal DUSAPIN-Une musique en train de se faire</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 19:36:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au fond, je ne parle jamais de musique. Je fais toujours un détour autour et alentour. Alors, j’invente des systèmes, sans jamais créer de corpus théorique ni même jamais m’inquiéter de la moindre cohérence entre eux. La question de la cohérence et même celle de la cohésion des systèmes est pour moi un sujet flou, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au fond, je ne parle jamais de musique. Je fais toujours un <em>détour autour</em> et <em>alentour</em>. Alors, j’invente des systèmes, sans jamais créer de corpus théorique ni même jamais m’inquiéter de la moindre cohérence entre eux. La question de la <em>cohérence</em> et même celle de la <em>cohésion des systèmes</em> est pour moi un sujet <em>flou</em>, et je <em>greffe</em> des petites machines à greffer d’autres greffes. Je dis toujours une chose pour une autre, parce que ce que je cherche, c’est « ça » : comprendre ce que je fais et quelquefois, savoir n’y rien comprendre. Car je veux toucher ce qui traverse. Jamais je n’évite.</p>
<p>Apprendre, ce n’est pas seulement acquérir une maîtrise. Apprendre, c’est devenir un autre. Un autre, libre et souverain. La difficulté fut de métamorphoser mon désir en une expérience.</p>
<p style="text-align: right;">Pascal Dusapin</p>
<p>Compositeur, ancien élève de Xénakis, Pascal Dusapin publie ici son premier livre. Son œuvre musicale, célébrée mondialement, comporte notamment des pièces pour instrument seul, des oratorios, des opéras, et de la musique de chambre.</p>
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		<title>Yves BONNEFOY-Notre besoin de Rimbaud</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 19:11:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, secouée par les deux grandes forces qui font que l’on est au monde […] : d’une part l’espérance, qui veut croire possible que l’existence soit un partage et donc que la vie ait un sens, d’autre part la lucidité qui déconstruit les illusions successives en quoi l’espérance s’enlise […].<br />
<em>Espérance et lucidité</em>, c’est le titre que j’aurais pu donner à ce livre […]. Mais j’en ai préféré un autre parce que m’alarme de plus en plus un certain déni que je vois qui se répand aujourd’hui de l’intuition proprement poétique, à cause d’une lucidité mal fondée dont la conséquence est un renoncement désastreux à l’espérance. Et que s’inquiéter ainsi, c’est savoir à quel point Rimbaud, que l’heure présente lit peu, ou mal, est et va rester nécessaire.<br />
Lire un grand poète, ce n’est pas avoir à décider qu’il est grand […], c’est lui demander de nous aider. C’est attendre de sa radicalité qu’elle nous guide, tant soit peu, vers le sérieux dont on est peut-être capable.<br />
[…] Je ressens ces approches de Rimbaud, commencées il y a maintenant cinquante ans ou presque, comme surtout une sorte de journal de mon affection  pour ce poète.</p>
<p style="text-align: right;">Y . B .</p>
<p>Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France. Il a notamment publié dans la même collection <em>Lieux et Destins de l’image</em> et <em>L’Imaginaire métaphysique</em>. Ce livre rassemble la plupart des essais qu’il a consacrés à Rimbaud depuis le « Rimbaud par lui-même » de 1961 à « Notre besoin de Rimbaud », de 2008, inédit.</p>
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		<title>François MASPERO-Des saisons au bord de la mer</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2009 12:34:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[roman]]></category>
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		<description><![CDATA[« Ils se  racontent des histoires, ceux qui se bercent de l’illusion que les  maisons ont une âme à elles. Si les maisons en ont une, c’est seulement  celle que forme l’ensemble des âmes de ceux qui l’habitent. Jamais  elles ne pourront parler à des intrus sans mémoire de la chaleur que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">« <em>Ils se  racontent des histoires, ceux qui se bercent de l’illusion que les  maisons ont une âme à elles. Si les maisons en ont une, c’est seulement  celle que forme l’ensemble des âmes de ceux qui l’habitent. Jamais  elles ne pourront parler à des intrus sans mémoire de la chaleur que  leur communiquaient les vivants d’alors, de l’écho des voix au  sein de leurs murs, des odeurs de cuisine et de fleurs, du vent de la  mer qui faisait claquer les volets. L’âme des maisons ne survit  que dans le souvenir de ceux qui y ont vécu. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">Un homme se  souvient. Son enfance dans une maison proche d’un port du Nord d’où  l’on voyait les falaises d’Angleterre, à l’époque de la bourgeoisie  sûre d’elle-même et des espoirs du Front Populaire. Et l’enfance  de sa fille, dans une île de l’Atlantique battue par les vagues où  se mêlaient histoire et légendes, et qu’elle aimait au point de  rêver qu’elle y était née. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">Entre les deux,  la guerre, les destructions, la mort d’êtres chers, toujours vivants  dans la mémoire du père que la fille interroge obstinément. Et dans  le défilé des saisons contre vents et marées, François Maspero dit</span><span style="font-family: Times New Roman; color: #ff0000; font-size: medium;"> </span><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">la  vie, le bonheur fragile, l’amour partagé de la mer et de la terre  charnelles. </span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman; font-size: medium;">Auteur de romans   (Le Sourire du Chat), de récits de voyage (<em>Balkans-transit</em>),  d’essais historiques (<em>L’Honneur de Saint-Arnaud</em>), François  Maspero a publié des reportages – sur Cuba et les Caraïbes, l’Algérie,  la Bosnie, la Palestine – et est également traducteur.</span></p>
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		<title>Henri ATLAN &#8211; Les étincelles de hasard I. Connaissance spermatique</title>
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		<pubDate>Mon, 05 May 2008 20:02:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[titres]]></category>
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		<category><![CDATA[Spinoza]]></category>

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		<description><![CDATA[Ne faut-il pas faire parler à nouveau la connaissance par le sexe, et par la fécondité du concept, pour entendre ce que la biologie, les sciences cognitives et la psychanalyse tentent, peut-être maladroitement, de nous dire ?
Connaissance, sexualité, hasard, incertitude, naissances et avortements, anges et démons, vieillissement, maladie et mort, les sciences et les techniques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne faut-il pas faire parler à nouveau la connaissance par le sexe, et par la fécondité du concept, pour entendre ce que la biologie, les sciences cognitives et la psychanalyse tentent, peut-être maladroitement, de nous dire ?</p>
<p>Connaissance, sexualité, hasard, incertitude, naissances et avortements, anges et démons, vieillissement, maladie et mort, les sciences et les techniques renvoient sans cesse à ces problèmes inhérents à la condition humaine. Nous rêvons de tout maîtriser, y compris l&#8217;incertitude. Mais l&#8217;aléatoire garde d&#8217;autant plus sa valeur que la maîtrise totale s&#8217;avère illusoire.</p>
<p>Le mythe s&#8217;est toujours emparé de ce type de problèmes : non seulement Prométhée, OEdipe, mais aussi le serpent des mythes bibliques, l&#8217;arbre de vie, et l&#8217;arbre de connaissance, qui rappelle que celle-ci est toujours ambivalente, le Déluge et Babel.</p>
<p>Dans ce livre, qui constitue le premier tome d&#8217;un diptyque, Henri Atlan aborde quelques-uns des problèmes concernant les techniques et les sciences liées à la fabrication du vivant. Mais, pour nous éclairer, l&#8217;auteur emprunte des traverses inattendues, celles de la philosophie et des plus vieilles mythologies de l&#8217;humanité (Spinoza, la Kabbale, le Talmud).</p>
<p>Point de départ : suivant une légende hébraïque, Adam est séparé d&#8217;Ève pendant cent trente ans. Durant tout ce temps, il répand des gouttes de sperme. Ce sont « les étincelles de hasard »…</p>
<p>1999, 400 pages.</p>
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		<item>
		<title>Remo BODEI &#8211; La Sensation de déjà vu</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 18:09:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[titres]]></category>
		<category><![CDATA[déjà-vu]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>

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		<description><![CDATA[Chacun de nous a pu éprouver la sensation soudaine d’avoir déjà vu un lieu où il n’est jamais allé, de reconnaître une personne jamais rencontrée.
Saint Augustin est peut-être le premier qui ait pris au sérieux ce phénomène qu’il range au nombre des tentations diaboliques.
À partir du milieu du XIXe siècle, la sensation de déjà vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chacun de nous a pu éprouver la sensation soudaine d’avoir déjà vu un lieu où il n’est jamais allé, de reconnaître une personne jamais rencontrée.<br />
Saint Augustin est peut-être le premier qui ait pris au sérieux ce phénomène qu’il range au nombre des tentations diaboliques.<br />
À partir du milieu du XIXe siècle, la sensation de déjà vu fascine médecins, psychologues, philosophes et écrivains. Tous s’interrogent sur cette expérience du présent qui, le temps d’un instant, s’identifie au passé – sur cette « pyramide du temps ».<br />
Que sait-on aujourd’hui de ce court-circuit entre perception et souvenir ? Faut-il attribuer cette sensation à des mécanismes inconscients ? Cette expérience trouve-t-elle son explication dans le réseau neuronal, les lobes frontaux, les canaux de la vision ?<br />
Remo Bodei n’exclut aucune piste. Il montre comment les témoignages et les récits de déjà vu donnent lieu à une « métaphysique populaire » où s’imbriquent physiologie, poésie, psychiatrie, roman et psychanalyse.<br />
En philosophe, Bodei revisite le concept de déjà vu, tout en dégageant le charme inhérent à ce phénomène du quotidien.<br />
Après avoir été professeur à l&#8217;université et à l’École normale supérieure de Pise, Remo Bodei enseigne aujourd&#8217;hui la philosophie à l’université de Californie, Los Angeles (UCLA). Parmi ses nombreux ouvrages, il faut citer Géométrie des passions, PUF, 1997.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Marc AUGE &#8211; Casablanca</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:59:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[titres]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout film qui nous a plu un jour prend place dans notre mémoire au côté d&#8217;autres souvenirs. Il est un souvenir parmi d&#8217;autres, soumis comme eux à la menace de l&#8217;oubli. Il arrive ainsi que des images de films nous traînent dans la tête comme des souvenirs personnels, comme si elles faisaient partie de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout film qui nous a plu un jour prend place dans notre mémoire au côté d&#8217;autres souvenirs. Il est un souvenir parmi d&#8217;autres, soumis comme eux à la menace de l&#8217;oubli. Il arrive ainsi que des images de films nous traînent dans la tête comme des souvenirs personnels, comme si elles faisaient partie de notre vie même… Il nous faut «monter» nos souvenirs, ces rushes de la mémoire, pour recomposer une continuité, pour en faire un récit.<br />
Il y a deux ou trois ans, les heures d&#8217;insomnie m&#8217;étaient devenues l&#8217;occasion d&#8217;un type d&#8217;investigation un peu particulier. Je me lançais à la reconquête de mes plus vieux souvenirs, ceux d&#8217;avant 1940. Je collectais la nuit des lambeaux d&#8217;images et, le jour venu, courais chez ma mère pour la faire parler.<br />
Je ne sais plus exactement quand  j&#8217;ai vu Casablanca pour la première fois…<br />
M. A.</p>
<p><a href="../2008/04/20/marc-auge-domaines-et-chateaux/">Domaines et Châteaux.</a> <a href="../2008/04/20/marc-auge-non-lieux/">Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité</a>. <a href="../2008/04/20/marc-auge-la-guerre-des-reves/">La Guerre des rêves. Exercices d&#8217;ethno-fiction</a>.</p>
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		<title>Jean-Frédéric SCHAUB &#8211; Oroonoko Prince et esclave. Roman colonial de l&#8217;incertitude</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
				<category><![CDATA[auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[titres]]></category>
		<category><![CDATA[colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[littérature anglaise]]></category>

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		<description><![CDATA[Oroonoko, prince guinéen d&#8217;une grande beauté, finit se vie chevaleresque comme esclave dans une plantation du Surinam dans les années 1660. La voix qui chante sa geste tragique est celle d&#8217;Aphra Behn (1640-1689), célèbre dramaturge anglaise, fidèle soutien du roi Jacques II, à la veille de la Glorieuse Révolution.
Ce roman anglais du XVIIe siècle concentre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oroonoko, prince guinéen d&#8217;une grande beauté, finit se vie chevaleresque comme esclave dans une plantation du Surinam dans les années 1660. La voix qui chante sa geste tragique est celle d&#8217;Aphra Behn (1640-1689), célèbre dramaturge anglaise, fidèle soutien du roi Jacques II, à la veille de la Glorieuse Révolution.<br />
Ce roman anglais du XVIIe siècle concentre en lui un grand nombre de nos curiosités contemporaines. L&#8217;essai de Jean-Frédéric Schaub ne cède pas à la tentation de tirer la lecture du côté du féminisme et de l&#8217;abolitionnisme, et moins encore des Lumières ; au contraire, il souligne ce qui dans ce roman fiévreux concentre les anxiétés et les ambivalences nées de l&#8217;expansion européenne depuis la Renaissance. Si l&#8217;univers d&#8217;Aphra Behn s&#8217;accomode de l&#8217;esclavage et d&#8217;une conception hiérarchique de la société, il ne repose pas sur le racisme, ni d&#8217;ailleurs sur le sexisme.<br />
La complexité de ce moment de l&#8217;histoire culturelle européenne qu&#8217;est le premier âge moderne anglais se trouve éclairée à partir de sa dimension coloniale.</p>
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