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	<title>Librairie du XXIe siècle &#187; littérature</title>
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	<description>Collection dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil</description>
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		<title>Jean-Claude GRUMBERG &#8211; Pleurnichard</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:40:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie. L’un se cachant derrière l’autre, tous deux tentent de vaincre leur peur en la proclamant.
« […] Comment se venger ? de quoi ? Pleurnichard avait trouvé inconsciemment son moyen : insulter les flics, les douaniers, les préposés à l’état civil ou tout autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie. L’un se cachant derrière l’autre, tous deux tentent de vaincre leur peur en la proclamant.</p>
<p>« […] Comment se venger ? de quoi ? Pleurnichard avait trouvé inconsciemment son moyen : insulter les flics, les douaniers, les préposés à l’état civil ou tout autre fonctionnaire rond de cuir et manches de lustrine, les instituteurs, les contrôleurs SNCF et RATP, tous ceux qui incarnaient plus ou moins à ses yeux le pouvoir, l’autorité. Voilà. […]</p>
<p>Drôle de manière de se venger dites-vous ? Sans doute. Refuser la société même au sein des organisations dont le but avoué semblait être la destruction de cette société, se faire un devoir d’y râler, d’y ricaner, d’y douter, d’ironiser. On tue ton père et tu ne te venges pas. <em>Hamlet</em>. La pièce était faite. Faire ou défaire, voilà la question. […] »</p>
<p>« En fait, je n’ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s’arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever ? Désormais, pour être sûr d’être tout à fait humain, je m’efforce et m’efforcerai de faire les trois ensemble. »</p>
<p>Publication : février 2010</p>
<p>248 pages</p>
<p align="right">J.-Cl. G.</p>
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		<title>Daniele DEL GIUDICE &#8211; Horizon mobile</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:36:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un homme voyage vers « le Sud le plus profond et radical », l’Antarctique, de Santiago du Chili à Punta Arenas, jusqu’à « une autre planète, un corps céleste habité par des millions de pingouins, impeccables et gauches martiens ». Il explore ce paysage hypnotique et indifférent, ce Sud gelé qui conserve dans ses neiges éternelles et ses glaciers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un homme voyage vers « le Sud le plus profond et radical », l’Antarctique, de Santiago du Chili à Punta Arenas, jusqu’à « une autre planète, un corps céleste habité par des millions de pingouins, impeccables et gauches martiens ». Il explore ce paysage hypnotique et indifférent, ce Sud gelé qui conserve dans ses neiges éternelles et ses glaciers les histoires de ceux qui l’ont habité, de ceux qui ont tenté de le rejoindre : hommes aventureux au destin souvent tragique qui ont connu le désespoir, la peur, l’emprisonnement dans les glaces, et parfois la folie.</p>
<p>Daniele Del Giudice nous raconte ce voyage dans la nuit polaire de l’homme et du monde.</p>
<p>Par un travail de marqueterie, à la limite entre la vie et la littérature, l’auteur reconstitue une « hyper-expédition » qui relie entre eux des épisodes de voyages historiquement réalisés, en refaisant leurs parcours sur les sentiers du monde et sur ceux de l’écriture.</p>
<p>Traduit de l&#8217;italien par Jean-Paul Manganaro</p>
<p>Publication : mars 2010</p>
<p>223 pages</p>
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		<title>Marcel BÉNABOU &#8211; Pourquoi je n&#8217;ai écrit aucun de mes livres</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:30:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Livre insolite autant qu’improbable : on y découvre que le héros – à moins que ce ne soit l’auteur – s’interroge sur ses rapports avec les livres ; qu’il se penche sur les raisons qui l’empêchent d’écrire, tout en lui interdisant de s’y dérober ; qu’il ne saurait suspendre plus longtemps son désir de vivre un roman d’amour avec la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Livre insolite autant qu’improbable : on y découvre que le héros – à moins que ce ne soit l’auteur – s’interroge sur ses rapports avec les livres ; qu’il se penche sur les raisons qui l’empêchent d’écrire, tout en lui interdisant de s’y dérober ; qu’il ne saurait suspendre plus longtemps son désir de vivre un roman d’amour avec la langue française.</p>
<p>Publié la première fois en 1986, dans l’ancêtre de « La Librairie du XXI<sup>e</sup> siècle » (« Textes du XX<sup>e</sup> siècle », chez Hachette), <em>Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres </em>obtint le Prix de l’Humour noir et devint rapidement un classique, objet de traductions et de commentaires dans de nombreux pays.</p>
<p>Publication : avril 2010</p>
<p>199 pages</p>
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		<title>Marc AUGÉ &#8211; Journal d&#8217;un SDF. Ethnofiction</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:26:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[« La perte du lieu, c’est comme la perte d’un autre, du dernier autre, du  fantôme qui vous accueille chez vous lorsque vous rentrez seul. »
Il suffit d’avoir déménagé une ou deux fois dans sa vie pour pouvoir imaginer sans trop de mal les effets destructeurs qu’entraîne la perte des repères spatiaux-temporels. Ce n’est plus seulement la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La perte du lieu, c’est comme la perte d’un autre, du dernier autre, du  fantôme qui vous accueille chez vous lorsque vous rentrez seul. »</p>
<p>Il suffit d’avoir déménagé une ou deux fois dans sa vie pour pouvoir imaginer sans trop de mal les effets destructeurs qu’entraîne la perte des repères spatiaux-temporels. Ce n’est plus seulement la psychologie qui est en cause dans la situation des sans-logis, mais directement le sens de la relation, de l’identité et de l’être. Candide ou le Persan de Montesquieu étaient des personnages d’ethnofiction, mais ils regardaient le monde pour s’en étonner. C’est en se regardant lui-même, aujourd’hui, que le personnage d’ethnofiction découvre la folie du monde.</p>
<p>Publication : janvier 2011</p>
<p>131 pages</p>
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		<title>Michelle PERROT &#8211; Histoire de chambres</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 18:02:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l’amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l’accouchement à l’agonie, elle est le théâtre de l’existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s’abandonne. On  y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l’amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l’accouchement à l’agonie, elle est le théâtre de l’existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s’abandonne. On  y passe près de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l’insomnie, des pensées vagabondes, du rêve, fenêtre sur l’inconscient, sinon sur l’au-delà.</p>
<p>La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. Ses dimensions, son décor varient selon les époques et les milieux sociaux. De<em> </em>l’Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes, traversées par le temps : la chambre du Roi (Louis XIV à Versailles), la chambre d’hôtel, du garni au palace, la chambre conjugale, la chambre d’enfant, celle de la jeune fille, des domestiques, ou encore du malade et du mourant. Puis les diverses chambres solitaires : la cellule du religieux, celle de la prison ; la chambre de l’étudiant, de l’écrivain.</p>
<p>Nid et nœud, la chambre est un tissu de secrets. Dans ce livre, Michelle Perrot contribue à l’histoire des Chambres. Nuit et jour.</p>
<p>Michelle Perrot, historienne, professeure émérite des universités, a codirigé, avec Georges Duby, les cinq volumes de l’<em>Histoire des femmes en Occident</em>, Plon, 1991-1992 (Perrin, « Tempus »,  2002). Parmi ses nombreuses publications : <em>Les Femmes ou les silences de l’Histoire</em>, Flammarion, 1998 (« Champs », 2001) et <em>Mon histoire des femmes</em>, Seuil/France-Culture, 2006 (« Points Histoire »,  2008).</p>
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		<title>Yves BONNEFOY-Notre besoin de Rimbaud</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 19:11:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, secouée par les deux grandes forces qui font que l’on est au monde […] : d’une part l’espérance, qui veut croire possible que l’existence soit un partage et donc que la vie ait un sens, d’autre part la lucidité qui déconstruit les illusions successives en quoi l’espérance s’enlise […].<br />
<em>Espérance et lucidité</em>, c’est le titre que j’aurais pu donner à ce livre […]. Mais j’en ai préféré un autre parce que m’alarme de plus en plus un certain déni que je vois qui se répand aujourd’hui de l’intuition proprement poétique, à cause d’une lucidité mal fondée dont la conséquence est un renoncement désastreux à l’espérance. Et que s’inquiéter ainsi, c’est savoir à quel point Rimbaud, que l’heure présente lit peu, ou mal, est et va rester nécessaire.<br />
Lire un grand poète, ce n’est pas avoir à décider qu’il est grand […], c’est lui demander de nous aider. C’est attendre de sa radicalité qu’elle nous guide, tant soit peu, vers le sérieux dont on est peut-être capable.<br />
[…] Je ressens ces approches de Rimbaud, commencées il y a maintenant cinquante ans ou presque, comme surtout une sorte de journal de mon affection  pour ce poète.</p>
<p style="text-align: right;">Y . B .</p>
<p>Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France. Il a notamment publié dans la même collection <em>Lieux et Destins de l’image</em> et <em>L’Imaginaire métaphysique</em>. Ce livre rassemble la plupart des essais qu’il a consacrés à Rimbaud depuis le « Rimbaud par lui-même » de 1961 à « Notre besoin de Rimbaud », de 2008, inédit.</p>
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		<title>Emmanuel TERRAY &#8211; Une passion allemande. Luther, Kant, Schiller, Hölderlin, Kleist</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:12:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après deux siècles d&#8217;affadissement, l&#8217;Absolu retrouve  avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis  Kant entreprend de dresser entre l&#8217;homme et l&#8217;Absolu une  barrière protectrice, mais elle s&#8217;avère bientôt précaire et  poreuse. Schiller fait de la réconciliation l&#8217;attribut majeur de  l&#8217;Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après deux siècles d&#8217;affadissement, l&#8217;Absolu retrouve  avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis  Kant entreprend de dresser entre l&#8217;homme et l&#8217;Absolu une  barrière protectrice, mais elle s&#8217;avère bientôt précaire et  poreuse. Schiller fait de la réconciliation l&#8217;attribut majeur de  l&#8217;Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans l&#8217;avenir ; nous  pouvons donc nous en approcher par la mémoire et par l&#8217;espoir, mais cela ne suffit pas à sauver notre présent. Bravant  les interdits de Kant, Hölderlin s&#8217;élance comme un nouvel  Icare au-devant de l&#8217;Absolu, et retombe foudroyé. Kleist au  contraire respecte scrupuleusement la frontière tracée par  Kant, mais il découvre qu&#8217;à l&#8217;intérieur de la contrée ainsi  délimitée la vie est impossible, et il en tire les conséquences.</p>
<p>La morale de ces histoires est à la fois banale et désespérée : nous ne pouvons pas vivre avec l&#8217;Absolu, et nous ne  pouvons pas vivre sans lui. Refuser le divertissement, s&#8217;établir dans cette contradiction et en accepter les effets, telle est  alors la voie que nous enseigne, pour le meilleur et pour le  pire, cette « passion allemande ».</p>
<p>1994, 450 pages.</p>
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		<title>Antonio TABUCCHI &#8211; La Nostalgie, l&#8217;automobile et l&#8217;infini. Lectures de Pessoa. Un délire</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:04:36 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Pessoa]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est à l&#8217;automne 1964 qu&#8217;Antonio Tabucchi, étudiant  à Paris, découvre en traduction française une plaquette avec  un poème intitulé « Bureau de Tabac ». Son auteur :  Fernando Pessoa. Depuis, les écrits du grand poète portugais  n&#8217;ont jamais cessé d&#8217;accompagner la vie intellectuelle de  Tabucchi.
À l&#8217;origine de ce livre, un événement qui prend place  trente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est à l&#8217;automne 1964 qu&#8217;Antonio Tabucchi, étudiant  à Paris, découvre en traduction française une plaquette avec  un poème intitulé « Bureau de Tabac ». Son auteur :  Fernando Pessoa. Depuis, les écrits du grand poète portugais  n&#8217;ont jamais cessé d&#8217;accompagner la vie intellectuelle de  Tabucchi.</p>
<p>À l&#8217;origine de ce livre, un événement qui prend place  trente ans plus tard. Nous sommes à l&#8217;automne 1994 :  Tabucchi est invité à faire quatre conférences aux élèves de  l&#8217;École des hautes études en sciences sociales, à Paris.  Préservant le rythme vivant de ces rencontres, ce livre introduit à l&#8217;oeuvre de Pessoa.</p>
<p>Si Pessoa demeure aussi célèbre que méconnu, serait-ce  parce que, « même s&#8217;il est là, Pessoa est toujours “ailleurs” ? »  En lisant ses textes, en déchiffrant son univers, Tabucchi  montre comment Pessoa, disant l&#8217;ordinaire de tout un chacun, explore l&#8217;intériorité de l&#8217;homme d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>L&#8217;absurde, la mauvaise conscience, le remords, le sens du  mystère de la vie, l&#8217;indicible, l&#8217;inquiétante présence de l&#8217;Autre  que nous portons toujours en nous (« notre part la plus  secrète »), la nostalgie du possible, tels sont quelques-uns  des thèmes pessoens que Tabucchi éclaire dans ce livre.</p>
<p>1998, 128 pages.</p>
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		<title>Antonio TABUCCHI &#8211; Les Trois derniers jours de Fernando Pessoa</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Novembre 1935. Pessoa est sur son lit de mort, à l&#8217;hôpital  Saint-Louis-des-Français à Lisbonne. Trois jours d&#8217;agonie,  durant lesquels, comme dans un délire, le grand poète  portugais reçoit ses hétéronymes.
Les hétéronymes étaient d&#8217;« autres que lui », des voix  qui parlaient en lui et qui eurent une vie autonome et  une biographie. Pessoa leur parle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Novembre 1935. Pessoa est sur son lit de mort, à l&#8217;hôpital  Saint-Louis-des-Français à Lisbonne. Trois jours d&#8217;agonie,  durant lesquels, comme dans un délire, le grand poète  portugais reçoit ses hétéronymes.</p>
<p>Les hétéronymes étaient d&#8217;« autres que lui », des voix  qui parlaient en lui et qui eurent une vie autonome et  une biographie. Pessoa leur parle, leur dicte ses dernières  volontés, dialogue avec les fantômes qui l&#8217;ont accompagné  pendant toute sa vie.</p>
<p>Un récit à la fois romanesque et biographique (même s&#8217;il  s&#8217;agit d&#8217;une biographie imaginaire), dans lequel Antonio  Tabucchi, avec tendresse et passion, évoque la vie et la mort  d&#8217;un des plus grands écrivains du XXe siècle.</p>
<p>Traduit de l&#8217;italien par Jean-Paul Manganaro. Dessins de Júlio Pomar.<br />
1994, 96 pages.</p>
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		<title>Michel SCHNEIDER &#8211; Baudelaire. Les années profondes</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 14:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Baudelaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Baudelaire avait la passion des images et l&#8217;amour des  portraits. On trouvera ici ceux qu&#8217;il fit des peintres, des photographes et des écrivains de son temps. Ceux qu&#8217;ils firent  de lui, en miroir. Ceux qu&#8217;il achetait et revendait, et celui de  son père, qu&#8217;il traîna toute sa vie. Un seul portrait manque :  celui de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Baudelaire avait la passion des images et l&#8217;amour des  portraits. On trouvera ici ceux qu&#8217;il fit des peintres, des photographes et des écrivains de son temps. Ceux qu&#8217;ils firent  de lui, en miroir. Ceux qu&#8217;il achetait et revendait, et celui de  son père, qu&#8217;il traîna toute sa vie. Un seul portrait manque :  celui de lui-même, qu&#8217;il n&#8217;écrivit pas. Cet impossible portrait hante tout son oeuvre. L&#8217;homme aux images ne put  peindre la sienne propre.</p>
<p>Rien n&#8217;eût été plus odieux à Baudelaire qu&#8217;un retour  sur soi. Les années profondes ne sont pas les jeunes, les  belles. Inscrites non dans la mémoire, mais dans le récit,  elles sont le temps perdu, le temps regardé, le temps où il passait son temps à regarder, à ne pas écrire. Les années vers lesquelles il ne peut revenir qu&#8217;en images, pas en pensée. « La  pensée du passé est une pensée qui rend fou », écrivit-il un  jour à sa mère.</p>
<p>Voici Baudelaire, « toujours voyageant à travers le grand  désert d&#8217;hommes », marchant parmi les tableaux et les mots,  puis, à l&#8217;heure où les autres dorment, penché sur sa table,  s&#8217;escrimant jusqu&#8217;à ce que « les choses renaissent du papier ».</p>
<p>1994, 192 pages.</p>
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