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	<title>Librairie du XXIe siècle &#187; philosophie</title>
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	<description>Collection dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil</description>
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		<title>Vincent PEILLON &#8211; Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:57:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À travers la figure trop méconnue de Ferdinand Buisson (1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue « la religion laïque » dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale, politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson, prix Nobel de la Paix en 1927, a  pu concilier l’engagement du socialiste, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À travers la figure trop méconnue de Ferdinand Buisson (1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue « la religion laïque » dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale, politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson, prix Nobel de la Paix en 1927, a  pu concilier l’engagement du socialiste, anticlérical résolu, avec l’affirmation suivante : « la religion de Jésus est la religion de chaque citoyen républicain ».</p>
<p>Disciple d’Edgar Quinet, héritier d’une puissante tradition révolutionnaire, Ferdinand Buisson a cherché le moyen de contrecarrer l’alliance de la contre-révolution et de l’Église catholique et d’établir ainsi la République démocratique et sociale dans la durée. Vincent Peillon souligne combien la laïcité, faite religion nouvelle, joue un rôle philosophique et politique. L’école et les « hussards noirs » y ont eu pour mission de faire de chaque élève un Christ républicain, de la raison une émotion, une passion et même une <em>mystique</em>.</p>
<p>En montrant que la laïcité fut d’abord la formulation d’un théologico-politique spécifiquement républicain, Vincent Peillon ouvre de nouveaux horizons de recherche et d’interrogation pour la philosophie politique contemporaine.</p>
<p>Publication : janvier 2010</p>
<p>285 pages</p>
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		<title>Sabina LORIGA &#8211; Le Petit x. De la biographie à l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:49:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quelles sont les frontières entre la biographie et l’histoire, la fiction littéraire et la vérité des faits ?
L’historienne Sabina Loriga a choisi d’examiner l’œuvre de penseurs qui, tout au long du XIXe siècle, ont cherché à restituer la dimension individuelle de l’histoire : des historiens (Thomas Carlyle, Wilhelm von Humboldt, Friedrich Meinecke), un historien de l’art (Jakob [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelles sont les frontières entre la biographie et l’histoire, la fiction littéraire et la vérité des faits ?</p>
<p>L’historienne Sabina Loriga a choisi d’examiner l’œuvre de penseurs qui, tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle, ont cherché à restituer la dimension individuelle de l’histoire : des historiens (Thomas Carlyle, Wilhelm von Humboldt, Friedrich Meinecke), un historien de l’art (Jakob Burckhardt), un philosophe (Wilhelm Dilthey) et un romancier (Léon Tolstoï).</p>
<p>Mais <em>Le Petit x</em>, de quoi s’agit-il ? La formule est du grand historien Droysen qui, en 1863, écrit que si l’on appelle <em>A</em> le génie individuel (ce que quelqu’un est, possède et fait), alors on peut dire que <em>A</em> est la somme de <em>a</em> + <em>x</em> : <em>a</em> désigne ici ce qui vient des circonstances  extérieures (pays, époque, etc.), <em>x</em> résulte du talent personnel, œuvre de la libre volonté.</p>
<p>Nombreux depuis ont exploré ce petit <em>x</em>. Comment se forme-t-il ? est-il inné ? quel rôle joue la personne singulière dans l’histoire ? Comment faut-il saisir le rapport entre l’individu, son génie, et le mouvement général de l’histoire ?</p>
<p>Le livre de Sabina Loriga signe le retour de la biographie, longtemps délaissée, dans le champ des recherches historiques.</p>
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		<title>Daniel HELLER-ROAZEN &#8211; L&#8217;Ennemi de tous. Le pirate contre les nations</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:47:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ce livre part d’un seul fait juridique dans l’histoire de l’Occident : le pirate est le prototype de « l’ennemi de l’humanité ».
Longtemps avant les droits de l’homme, les organisations humanitaires, la codification moderne du droit international, les hommes d’État de la Rome antique voyaient en lui L’Ennemi de tous. Comme le souligne Cicéron, il existe des adversaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce livre part d’un seul fait juridique dans l’histoire de l’Occident : le pirate est le prototype de « l’ennemi de l’humanité ».</p>
<p>Longtemps avant les droits de l’homme, les organisations humanitaires, la codification moderne du droit international, les hommes d’État de la Rome antique voyaient en lui <em>L’Ennemi de tous</em>. Comme le souligne Cicéron, il existe des adversaires avec lesquels un État de droit peut faire des guerres, signer des traités et, si les circonstances le permettent, cesser les hostilités. Ce sont les justes belligérants de l’autre camp, qui, étant par principe les égaux des combattants de la puissance publique, peuvent toujours prétendre à certains droits. Mais il y a aussi un autre type d’ennemi : un adversaire injuste, indigne de tels droits. C’est le pirate, que Cicéron appelle « l’ennemi commun à tous ».</p>
<p>Daniel Heller-Roazen établit la généalogie de cette idée unique, cernant les diverses conditions juridiques, politiques et philosophiques de sa conception. De la cité antique au monde contemporain, le pirate n’aura cessé d’être l’adversaire illégitime par excellence. Aujourd’hui même, il continue d’être une figure contemporaine cruciale. Comment l’expliquer ?</p>
<p>Publication : janvier 2010</p>
<p>316 pages</p>
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		<title>Emmanuel TERRAY &#8211; Une passion allemande. Luther, Kant, Schiller, Hölderlin, Kleist</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:12:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après deux siècles d&#8217;affadissement, l&#8217;Absolu retrouve  avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis  Kant entreprend de dresser entre l&#8217;homme et l&#8217;Absolu une  barrière protectrice, mais elle s&#8217;avère bientôt précaire et  poreuse. Schiller fait de la réconciliation l&#8217;attribut majeur de  l&#8217;Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après deux siècles d&#8217;affadissement, l&#8217;Absolu retrouve  avec Luther son incandescence et sa vigueur sauvages. Puis  Kant entreprend de dresser entre l&#8217;homme et l&#8217;Absolu une  barrière protectrice, mais elle s&#8217;avère bientôt précaire et  poreuse. Schiller fait de la réconciliation l&#8217;attribut majeur de  l&#8217;Absolu, et installe celui-ci dans le passé et dans l&#8217;avenir ; nous  pouvons donc nous en approcher par la mémoire et par l&#8217;espoir, mais cela ne suffit pas à sauver notre présent. Bravant  les interdits de Kant, Hölderlin s&#8217;élance comme un nouvel  Icare au-devant de l&#8217;Absolu, et retombe foudroyé. Kleist au  contraire respecte scrupuleusement la frontière tracée par  Kant, mais il découvre qu&#8217;à l&#8217;intérieur de la contrée ainsi  délimitée la vie est impossible, et il en tire les conséquences.</p>
<p>La morale de ces histoires est à la fois banale et désespérée : nous ne pouvons pas vivre avec l&#8217;Absolu, et nous ne  pouvons pas vivre sans lui. Refuser le divertissement, s&#8217;établir dans cette contradiction et en accepter les effets, telle est  alors la voie que nous enseigne, pour le meilleur et pour le  pire, cette « passion allemande ».</p>
<p>1994, 450 pages.</p>
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		<title>Emmanuel TERRAY &#8211; La Politique dans la caverne</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:09:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au principe de ce livre, une conviction : les penseurs  de la Grèce antique &#8211; et pas seulement Socrate, Platon  et Aristote, mais aussi leurs interlocuteurs et leurs adversaires &#8211; ont encore quelque chose de fondamental à nous dire  sur deux ou trois des problèmes majeurs de notre temps.
Pour explorer les débats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au principe de ce livre, une conviction : les penseurs  de la Grèce antique &#8211; et pas seulement Socrate, Platon  et Aristote, mais aussi leurs interlocuteurs et leurs adversaires &#8211; ont encore quelque chose de fondamental à nous dire  sur deux ou trois des problèmes majeurs de notre temps.</p>
<p>Pour explorer les débats où s&#8217;est formée la conscience  politique occidentale, Emmanuel Terray convie les sophistes  et les médecins de l&#8217;école hippocratique, il interroge  l&#8217;histoire de Thucydide et le théâtre d&#8217;Euripide.</p>
<p>De chapitre en chapitre sont ainsi restituées les lignes  de force d&#8217;une réflexion politique originale, dont les questions sont aussi les nôtres : quels sont les risques d&#8217;une démocratie qui reconnaîtrait sans réserve la souveraineté de  l&#8217;individu ? Peut-on assurer la cohésion et le salut de la cité  sans invoquer une loi transcendante, celle de Dieu ou de la  nature ? L&#8217;égalité est-elle une condition nécessaire à l&#8217;exercice des libertés civiles et politiques ?</p>
<p>1990, 450 pages.</p>
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		<title>Jean STAROBINSKI &#8211; Action et réaction. Vie et aventures d&#8217;un couple</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 14:57:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pourquoi, dans la vie quotidienne, affirme-t-on qu&#8217;une  situation intolérable appelle une réaction ? Comment les  biologistes en sont-ils venus à penser les rapports du vivant  et du milieu en termes d&#8217;interaction? Pour quelle raison la  psychiatrie a-t-elle adopté, il y a un siècle, la catégorie des  affections réactionnelles ? Pourquoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi, dans la vie quotidienne, affirme-t-on qu&#8217;une  situation intolérable appelle une réaction ? Comment les  biologistes en sont-ils venus à penser les rapports du vivant  et du milieu en termes d&#8217;interaction? Pour quelle raison la  psychiatrie a-t-elle adopté, il y a un siècle, la catégorie des  affections réactionnelles ? Pourquoi le concept d&#8217;abréaction  fut-il inventé puis abandonné par la première psychanalyse ?  Que veut-on faire entendre, quand on déclare qu&#8217;une politique est réactionnaire ? Dire que le totalitarisme nazi fut  une réaction au totalitarisme communiste, n&#8217;est-ce pas l&#8217;excuser ? Le mot « réaction » et ses dérivés offrent leurs services  pour l&#8217;explication causale comme pour la compréhension par  sympathie. Ils nous viennent à l&#8217;esprit quand nous cherchons  des réponses à nos problèmes. Or ces mots, précisément, ne  font-ils pas problème ?</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion, pour Jean Starobinski, d&#8217;examiner les  filières intellectuelles à travers lesquelles le mot « réaction »  et ses dérivés nous sont parvenus. Ce livre remonte au rôle  que leur attribua la scolastique, mais aboutit aux interrogations qui entourent aujourd&#8217;hui la notion de progrès, sans  laquelle la réaction politique ne peut être pensée. Il convoque  aussi bien les philosophes (Aristote, Leibniz, Kant, Nietzsche,  Jaspers), que les savants (Newton, Bichat, Claude Bernard,  Bernheim, Freud) et les écrivains (Diderot, Benjamin  Constant, Balzac, Poe, Valéry). L&#8217;ouvrage est une traversée  originale de la culture occidentale: il éclaire successivement  les fondements de la science et la protestation des poètes,  parcourant ainsi les chemins qui conduisent à nos perplexités  présentes.</p>
<p>1999, 284 pages.</p>
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		<title>Patrice LORAUX &#8211; Le Tempo de la pensée</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 13:46:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le blocage, l&#8217;empêchement de penser, le détour, la  panne se trouvent au coeur de la création : tous ces  dysfonctionnements où la pensée « grippe » sont la pensée  même. Kafka, Mallarmé, mais aussi Platon, Aristote, Kant,  Husserl et Wittgenstein négocient avec leurs conflits. S&#8217;ils  réussissent, il y a une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le blocage, l&#8217;empêchement de penser, le détour, la  panne se trouvent au coeur de la création : tous ces  dysfonctionnements où la pensée « grippe » sont la pensée  même. Kafka, Mallarmé, mais aussi Platon, Aristote, Kant,  Husserl et Wittgenstein négocient avec leurs conflits. S&#8217;ils  réussissent, il y a une oeuvre, sinon, elle demeure dans les  limbes &#8211; ce qui est le cas pour une partie de l&#8217;oeuvre de  Mallarmé. Chez le créateur, il existe une peur essentielle,  celle de poursuivre. Plutôt recommencer que poursuivre : tel  est le secret désir qui paralyse. Pour Rimbaud, c&#8217;est différent. Il va très vite, ne connaît pas d&#8217;obstacle, brûle toutes les  étapes en feignant de ne pas voir les difficultés. Alors que les  philosophes ne cessent d&#8217;avancer en un mouvement d&#8217;aller  et de retour, chez Rimbaud, il n&#8217;y a pas de retour, ou alors  il aurait été catastrophique.</p>
<p>Troublée par l&#8217;énigme qu&#8217;elle est pour elle-même, la  pensée n&#8217;existe pas sans affectivité : ce qui excite paralyse,  mais, sans excitation, il n&#8217;y a pas de pensée. Ce qui suscite  le désir d&#8217;écrire empêche d&#8217;écrire. Tout l&#8217;art consiste alors  à négocier avec les résistances. En compagnie de Rilke,  Proust, Valéry, Claudel et Beckett, l&#8217;auteur &#8211; qui a lu Freud</p>
<p>- montre comment la raison se démène, étant entendu que  la compréhension des choses n&#8217;est pas autonome. L&#8217;affectivité  peut lui opposer un mur. Il faut alors consentir à un saut, à  penser un pont, sans savoir quel sera le terrain inconnu  découvert « en face ».<br />
Dans ce livre, en quête d&#8217;une musique secrète (le tempo  dénote un rythme qui n&#8217;est pas défini de manière absolue),  il y a un désir de se déprendre du lyrisme de la pensée. Plutôt  qu&#8217;une oreille séduite, l&#8217;énergie d&#8217;un pas décidé.</p>
<p>1993, 464 pages.</p>
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