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	<title>Librairie du XXIe siècle &#187; poésie</title>
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	<description>Collection dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil</description>
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		<title>Yves BONNEFOY-Notre besoin de Rimbaud</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 19:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cp</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce que je crois qu’en tout cas je puis dire de vrai, à propos de Rimbaud, c’est qu’aucun autre que lui ne m’aura requis en poésie par autant d’intensité, d’immédiateté, de proximité dans sa voix. Voix qui elle-même demande, voix qui affirme et bien sûr se trompe, mais se reprend, vit de se reprendre, portée, secouée par les deux grandes forces qui font que l’on est au monde […] : d’une part l’espérance, qui veut croire possible que l’existence soit un partage et donc que la vie ait un sens, d’autre part la lucidité qui déconstruit les illusions successives en quoi l’espérance s’enlise […].<br />
<em>Espérance et lucidité</em>, c’est le titre que j’aurais pu donner à ce livre […]. Mais j’en ai préféré un autre parce que m’alarme de plus en plus un certain déni que je vois qui se répand aujourd’hui de l’intuition proprement poétique, à cause d’une lucidité mal fondée dont la conséquence est un renoncement désastreux à l’espérance. Et que s’inquiéter ainsi, c’est savoir à quel point Rimbaud, que l’heure présente lit peu, ou mal, est et va rester nécessaire.<br />
Lire un grand poète, ce n’est pas avoir à décider qu’il est grand […], c’est lui demander de nous aider. C’est attendre de sa radicalité qu’elle nous guide, tant soit peu, vers le sérieux dont on est peut-être capable.<br />
[…] Je ressens ces approches de Rimbaud, commencées il y a maintenant cinquante ans ou presque, comme surtout une sorte de journal de mon affection  pour ce poète.</p>
<p style="text-align: right;">Y . B .</p>
<p>Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France. Il a notamment publié dans la même collection <em>Lieux et Destins de l’image</em> et <em>L’Imaginaire métaphysique</em>. Ce livre rassemble la plupart des essais qu’il a consacrés à Rimbaud depuis le « Rimbaud par lui-même » de 1961 à « Notre besoin de Rimbaud », de 2008, inédit.</p>
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		<title>Rachel ERTEL &#8211; Dans la langue de personne. Poésie yiddish de l&#8217;anéantissement</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 12:29:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
				<category><![CDATA[auteurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Itzhak Schipper, mort à Maïdanek en 1943, confiait à  Alexandre Donat : « Tout ce que nous savons des peuples  assassinés est ce que leurs assassins ont bien voulu en dire.  Si nos assassins remportent la victoire, si ce sont eux qui écrivent l&#8217;histoire[…] ils peuvent nous gommer de la mémoire  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Itzhak Schipper, mort à Maïdanek en 1943, confiait à  Alexandre Donat : « Tout ce que nous savons des peuples  assassinés est ce que leurs assassins ont bien voulu en dire.  Si nos assassins remportent la victoire, si ce sont eux qui écrivent l&#8217;histoire[…] ils peuvent nous gommer de la mémoire  du monde[…]. Mais si c&#8217;est nous qui écrivons l&#8217;histoire de  cette période de larmes et de sang &#8211; et je suis persuadé que  nous le ferons &#8211; qui nous croira ? Personne ne voudra nous  croire, parce que notre désastre est le désastre du monde  civilisé dans sa totalité. »</p>
<p>Pour dire le désastre absolu qui frappe le peuple juif  d&#8217;Europe, les poètes yiddish captent des fragments, des éclats  de vérité. Ils sont soumis à un double impératif : l&#8217;impossibilité d&#8217;exprimer l&#8217;indicible qui se confond avec l&#8217;obligation  de témoigner.</p>
<p>Au ghetto, à Varsovie, à Vilno, à Lodz, à Cracovie, plus  tard dans les camps, à Treblinka, à Auschwitz, avant la mort  dans les chambres à gaz, on écrit dans l&#8217;urgence. S&#8217;arrachant  au mutisme, une poétique du cri perce le silence du monde,  sa surdité et sa cécité, pour l&#8217;obliger à entendre, à voir.</p>
<p>Émotion et rigueur historique se conjuguent pour faire  surgir la force poétique de ces innombrables textes sauvés de  l&#8217;oubli.</p>
<p>Rachel Ertel nous restitue les voix d&#8217;une poésie de  l&#8217;anéantissement : à notre tour, nous devenons « le témoin  du témoin ».</p>
<p>1993, 224 pages.</p>
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		<title>Michel DEGUY &#8211; A ce qui n&#8217;en finit pas</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 12:03:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le thrène est un chant funèbre accompagné de danses.
Te survivre ne pas de soi.
Je ne crois à aucune survie hors celle qui est la mienne pour aujourd&#8217;hui et qui reprend la peine au réveil. Je ne crois à aucun commerce avec les morts hormis celui que j&#8217;entretiens avec ton empreinte en moi. Je ne crois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le thrène est un chant funèbre accompagné de danses.</p>
<p>Te survivre ne pas de soi.<br />
Je ne crois à aucune survie hors celle qui est la mienne pour aujourd&#8217;hui et qui reprend la peine au réveil. Je ne crois à aucun commerce avec les morts hormis celui que j&#8217;entretiens avec ton empreinte en moi. Je ne crois à aucune vie éternelle, nous ne nous retrouverons jamais nulle part, et c&#8217;est précisément ce défoncement du futur qu&#8217;aucun travail de deuil ne remblaiera en quoi consiste la tristesse, cette tristesse qui disparaîtra à son tour avec « moi ». Il y a un mois mourait ma femme. Je ne peux dire tu mourais, d&#8217;un tu affolant, sans destinataire ; et je dis bien « mourait », non pas dépérissait ou lisait ou voyageait ou dormait ou riait, mais « mourait », comme si c&#8217;était un verbe, comme s&#8217;il y avait un sujet à ce verbe parmi d&#8217;autres. Le livre sera non paginé &#8211; parce que chaque page, ou presque, pourrait être la première, ou la nième. Tout recommence à chaque page ; tout finit à chaque page. M.D.</p>
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		<title>Yves BONNEFOY &#8211; L&#8217;Imaginaire métaphysique</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 11:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le rêve dont s&#8217;occupe la pensée freudienne, le rêve qui  se forme dans le sommeil, est provoqué par des désirs que  l&#8217;être conscient ne s&#8217;avoue pas […]. Il n&#8217;en va pas ainsi dans  la sorte d&#8217;imagination que je me propose d&#8217;étudier.
[…]
Ce que j&#8217;appellerai, l&#8217;imaginaire métaphysique est un  ensemble de récits que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rêve dont s&#8217;occupe la pensée freudienne, le rêve qui  se forme dans le sommeil, est provoqué par des désirs que  l&#8217;être conscient ne s&#8217;avoue pas […]. Il n&#8217;en va pas ainsi dans  la sorte d&#8217;imagination que je me propose d&#8217;étudier.</p>
<p>[…]</p>
<p>Ce que j&#8217;appellerai, l&#8217;imaginaire métaphysique est un  ensemble de récits que l&#8217;on se fait, de mythes auxquels on  tente de donner foi, sur un arrière-plan de figures jugées  divines ou dotées sans qu&#8217;on en prenne conscience de caractéristiques qui sont le fait du divin.</p>
<p>[…]</p>
<p>L&#8217;imaginaire métaphysique a pris souvent l&#8217;Occident  dans les griffes de ses chimères, mais ces rêves d&#8217;excarnation n&#8217;ont fait que dévitaliser dans leurs dévots leur capacité de chercher dans le lieu même où ils vivent la vraie vérité, le vrai bien.</p>
<p>[…]</p>
<p>Je voudrais bien, quant à moi, comprendre ce qui a lieu  quand j&#8217;écris avec le souci du poème. Comprendre, je l&#8217;ai toujours désiré, je le désire plus que jamais, et c&#8217;est pourquoi je  me suis livré aux diverses enquêtes que l&#8217;on trouvera dans ce  livre.</p>
<p>Y. B.<br />
2006, 166 pages.</p>
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