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	<title>Librairie du XXIe siècle &#187; religion</title>
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	<description>Collection dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil</description>
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		<title>Jérôme PRIEUR &#8211; Rendez-vous dans une autre vie</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 16:00:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’au-delà a été confisqué par les religions. Nous y croyons sans y croire. Nous savons, sans oser nous l’avouer, que les morts n’ont pas vraiment disparu.
À Pompéi, à Pétra, à Deir el-Médineh, comme en des lieux bien plus  intimes, les ruines sont toujours des maisons hantées. Les formes, les anatomies, les visages conservés dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’au-delà a été confisqué par les religions. Nous y croyons sans y croire. Nous savons, sans oser nous l’avouer, que les morts n’ont pas vraiment disparu.</p>
<p>À Pompéi, à Pétra, à Deir el-Médineh, comme en des lieux bien plus  intimes, les ruines sont toujours des maisons hantées. Les formes, les anatomies, les visages conservés dans la cire, le sable, le celluloïd ou la nuit ne sont pas des objets inertes mais nos empreintes, l’image de nos doubles. Les vestiges les plus troublants sont à l’intérieur de nos yeux.</p>
<p>Le passé n’est jamais perdu. Il n’est même pas passé. Pourquoi les êtres oubliés ne reviendraient-ils pas puisque nous les attendons ? N’existe-t-il pas sur terre, quelque part entre les cercles de l’au-delà, des cachettes où les vivants d’hier, les proches que nous continuons de chérir comme les êtres lointains que nous n’avons pas connus, seraient encore là ? Présents pour nous fixer rendez-vous, rendez-vous dans une autre vie…</p>
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		<title>Vincent PEILLON &#8211; Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:57:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À travers la figure trop méconnue de Ferdinand Buisson (1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue « la religion laïque » dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale, politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson, prix Nobel de la Paix en 1927, a  pu concilier l’engagement du socialiste, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À travers la figure trop méconnue de Ferdinand Buisson (1841-1932), principal artisan de la laïcité française, cet essai restitue « la religion laïque » dans sa cohérence doctrinale, à la fois philosophique, morale, politique et pédagogique. On comprend mieux dès lors comment Ferdinand Buisson, prix Nobel de la Paix en 1927, a  pu concilier l’engagement du socialiste, anticlérical résolu, avec l’affirmation suivante : « la religion de Jésus est la religion de chaque citoyen républicain ».</p>
<p>Disciple d’Edgar Quinet, héritier d’une puissante tradition révolutionnaire, Ferdinand Buisson a cherché le moyen de contrecarrer l’alliance de la contre-révolution et de l’Église catholique et d’établir ainsi la République démocratique et sociale dans la durée. Vincent Peillon souligne combien la laïcité, faite religion nouvelle, joue un rôle philosophique et politique. L’école et les « hussards noirs » y ont eu pour mission de faire de chaque élève un Christ républicain, de la raison une émotion, une passion et même une <em>mystique</em>.</p>
<p>En montrant que la laïcité fut d’abord la formulation d’un théologico-politique spécifiquement républicain, Vincent Peillon ouvre de nouveaux horizons de recherche et d’interrogation pour la philosophie politique contemporaine.</p>
<p>Publication : janvier 2010</p>
<p>285 pages</p>
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		<title>Henri ATLAN &#8211; De la fraude. Le monde de l&#8217;onaa</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 15:12:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Évaluer l’importance d’une fraude financière est possible. Cependant, comment prendre la mesure d’un presque mensonge, de la mauvaise foi ? Par exemple dans l’industrie pharmaceutique ou dans les imbrications écolo-scientifico-idéologiques. Et comment arbitrer des manigances politiques, apprécier les supercheries de certains professionnels de la communication ?
Henri Atlan, membre du Comité Consultatif National d’Éthique à sa création, choisit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Évaluer l’importance d’une fraude financière est possible. Cependant, comment prendre la mesure d’un presque mensonge, de la mauvaise foi ? Par exemple dans l’industrie pharmaceutique ou dans les imbrications écolo-scientifico-idéologiques. Et comment arbitrer des manigances politiques, apprécier les supercheries de certains professionnels de la communication ?</p>
<p>Henri Atlan, membre du Comité Consultatif National d’Éthique à sa création, choisit de nous éclairer à l’aide du concept d’<em>onaa</em> qui désigne en hébreu  à la fois la <em>fraude,</em> dans les transactions financières, et la <em>blessure verbale</em> infligée par des <em>paroles</em>.</p>
<p>Le monde de l’<em>onaa</em> est celui de l’entre-deux : on ne rêve plus ici de Platon, d’une vérité absolue, totale. À l’idéal d’une impossible pureté on substitue la conception d’une réalité plausible, imposant les limites de la loi pour imposer un moindre mal.</p>
<p>Le monde de l’<em>onaa</em> est celui du presque vol, du quasi-mensonge. Nous sommes ici dans un univers de pratiques qui ne croit pas à la pureté d’une solidarité fusionnelle, garantie par la présence d’un dieu.</p>
<p>Aujourd’hui, il semble qu’aucun discours, pas même l’usage d’énoncés scientifiques, n’est à l’abri de dérapages frauduleux, volontaires ou involontaires. En temps de crise financière et morale, qui fragilise les démocraties, Henri Atlan éclaire des textes quelquefois anciens pour repenser le statut <em>de la fraude</em> dans notre monde contemporain.</p>
<p>Parution : mars 2010</p>
<p>315 pages</p>
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		<title>Natalie ZEMON DAVIS &#8211; Juive, Catholique, Protestante. Trois femmes en marge au XVIIe siècle</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:31:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Elles étaient juive, catholique et protestante. Toutes trois  citadines, filles de marchands et d&#8217;artisans au XVIIe siècle. Toutes  trois nous ont laissé des écrits &#8211; témoignages de femmes engagées dans leur siècle.
Glikl bas Judah Leib, marchande juive de Hambourg et de  Metz, mariée à deux reprises, est mère de douze enfants et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elles étaient juive, catholique et protestante. Toutes trois  citadines, filles de marchands et d&#8217;artisans au XVIIe siècle. Toutes  trois nous ont laissé des écrits &#8211; témoignages de femmes engagées dans leur siècle.</p>
<p>Glikl bas Judah Leib, marchande juive de Hambourg et de  Metz, mariée à deux reprises, est mère de douze enfants et auteur  d&#8217;une fascinante autobiographie écrite en yiddish. Marie de  l&#8217;Incarnation, née à Tours, veuve et mystique visionnaire, abandonne son fils pour devenir ursuline au Québec où, tout en  apprenant l&#8217;iroquois, le huron et l&#8217;algonquin, elle fonde les premières écoles pour jeunes filles amérindiennes. Enfin, Maria  Sibylla Merian, allemande et protestante radicale, fut à la fois  peintre et entomologiste &#8211; ses expéditions pionnières nous  entraînent jusqu&#8217;au Surinam. Natalie Zemon Davis, l&#8217;historienne  qui nous a déjà raconté Le Retour de Martin Guerre, restitue la vie  de ces trois femmes.</p>
<p>Également remarquables, ces femmes offrent bien des similitudes, même si tout les sépare. Car dans leurs trajectoires, chacune dit le poids de la religion, de la famille, les lourdeurs d&#8217;une  société qui laisse peu de marge de manoeuvre aux choix personnels qui déterminent pourtant la vie de nos « trois héroïnes ».</p>
<p>Natalie Zemon Davis veut nous faire partager la vie de ces  trois femmes européennes et des populations qu&#8217;elles côtoient.  Sans jamais se priver de l&#8217;érudition nécessaire à ses démonstrations, puisant aux sources les plus inattendues, la grande  historienne de Princeton montre combien ces femmes, par leurs  choix et leur détermination à persévérer dans leurs projets, éclairent l&#8217;aube de l&#8217;époque moderne.</p>
<p>Traduit de l&#8217;anglais par Angélique Levi.  1997, 400 pages.</p>
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		<title>Nathan WACHTEL &#8211; La Foi du souvenir. Labyrinthes marranes</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:25:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[À travers la série de portraits marranes qu&#8217;il dresse,  Nathan Wachtel retrace les itinéraires de ces Juifs du secret,  espagnols et portugais, convertis de force à la foi catholique  à partir de la fin du xive siècle. Certains qui ont fui l&#8217;Europe  pour chercher refuge en Amérique établissent des réseaux  de solidarité transcontinentale et contribuent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À travers la série de portraits marranes qu&#8217;il dresse,  Nathan Wachtel retrace les itinéraires de ces Juifs du secret,  espagnols et portugais, convertis de force à la foi catholique  à partir de la fin du xive siècle. Certains qui ont fui l&#8217;Europe  pour chercher refuge en Amérique établissent des réseaux  de solidarité transcontinentale et contribuent à la création  d&#8217;une économie ouvrant les voies à la modernité. Sur le plan  religieux, à la fois juifs et chrétiens, dedans-dehors, les marranes développent des formes de pensée sceptique  qui conduisent à la vision d&#8217;un monde moins dogmatique,  plus complexe, plus relatif, plus tolérant: penser à Montaigne  et à Spinoza.</p>
<p>Du pauvre hère que fut Juan Vicente au richissime trafiquant d&#8217;esclaves Manuel Bautista Perez, de l&#8217;érudit Francisco  Maldonado de Silva à la «rustique» Theresa Paes de Jesus, l&#8217;auteur explore la condition marrane comme lieu des drames,  des angoisses et des mutations de l&#8217;Occident moderne.</p>
<p>Au scrupule de l&#8217;historien qui restitue le contenu des  procès consignés dans les vieilles archives inquisitoriales,  Wachtel allie le souci de l&#8217;anthropologue : au printemps  2000, il fait le lien entre le passé et le présent, rencontrant  au Brésil des marranes contemporains.</p>
<p>Faisant bon usage de l&#8217;anachronisme, et tout en soulignant les différences, Nathan Wachtel rapproche la péninsule Ibérique des XVe et XVIe siècles de l&#8217;Allemagne nazie du  XXe. Dans les deux cas, c&#8217;est une « logique du sang » qui a  mis un terme à la réussite des processus d&#8217;assimilation, rejetant les Juifs hors de la communauté des vivants.</p>
<p>Après La Vision des vaincus (1971) et Le Retour des ancêtres  (1990), La Foi du souvenir est le dernier volet d&#8217;une trilogie  dont le fil conducteur serait celui d&#8217;une « histoire souterraine » des Amériques, entre mémoire et oubli.</p>
<p>2001, 512 pages.</p>
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		<title>Nathan WACHTEL &#8211; Dieux et vampires. Retour à Chipaya</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 15:22:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nathan Wachtel raconte, avec tendresse et humour, ses  retrouvailles avec les autochtones qui vivent non loin des  cimes enneigées de la Cordillère des Andes, en Bolivie. Près  de vingt ans après son premier séjour chez les Indiens  Chipayas, bien des choses ont changé au village : l&#8217;intrusion  de la modernité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nathan Wachtel raconte, avec tendresse et humour, ses  retrouvailles avec les autochtones qui vivent non loin des  cimes enneigées de la Cordillère des Andes, en Bolivie. Près  de vingt ans après son premier séjour chez les Indiens  Chipayas, bien des choses ont changé au village : l&#8217;intrusion  de la modernité a défait peu à peu les cultes païens et transformé la religion des ancêtres. Pris dans l&#8217;engrenage des  conflits actuels, l&#8217;ethnologue affronte, en compagnie des  Chipayas, un univers de dieux et de vampires où se mêlent  la quête messianique des sectes chrétiennes, les drames individuels et collectifs et l&#8217;intrigue policière.</p>
<p>Ce « récit de voyage » permet aussi de mieux comprendre  la part de subjectivité qui anime toute enquête sur le  terrain. Car, par sa seule présence, l&#8217;ethnologue modifie le  jeu des équilibres ou des déséquilibres du corps social dans  lequel il s&#8217;est immiscé. Quel que soit son comportement, il  n&#8217;est pas maître des interprétations auxquelles il donne prise :  alors qu&#8217;il se voudrait sujet observant, il risque de se retrouver lui-même objet manipulé. Impossible de s&#8217;abstraire en pur  regard extérieur.</p>
<p>Dans ses aventures aux confins d&#8217;un monde en voie de  disparition, Nathan Wachtel dévoile sa nostalgie, évoque ses  « tristes tropiques » tout en s&#8217;interrogeant sur le sens du  métier d&#8217;ethnologue.</p>
<p>1992, 192 pages.</p>
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		<title>Jean-Claude SCHMITT &#8211; La Conversion d&#8217;Hermann le Juif. Autobiographie, histoire et fiction</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 14:45:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vers le milieu du XIIe siècle, un juif originaire de Cologne,  converti au christianisme et devenu prêtre à Cappenberg, en  Westphalie, écrit en latin, sous le nom d&#8217;«Hermann l&#8217;ancien  juif», le récit de sa conversion (Opusculum de conversione sua).  Cette « autobiographie » est l&#8217;une des toutes premières en  Occident depuis les célèbres Confessions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vers le milieu du XIIe siècle, un juif originaire de Cologne,  converti au christianisme et devenu prêtre à Cappenberg, en  Westphalie, écrit en latin, sous le nom d&#8217;«Hermann l&#8217;ancien  juif», le récit de sa conversion (Opusculum de conversione sua).  Cette « autobiographie » est l&#8217;une des toutes premières en  Occident depuis les célèbres Confessions de saint Augustin.</p>
<p>Ce texte singulier divise les historiens, les uns y voyant le  « récit vrai » d&#8217;un authentique juif converti, les autres une  pure « fiction » forgée par des clercs chrétiens. Jean-Claude  Schmitt montre que la question est mal posée: ce récit à la  première personne est à la fois « vrai » et « fictif », et il est  vain de lui chercher un auteur, fût-ce un juif converti.  Hermann a bien pu exister et contribuer à la mise par écrit  de sa propre histoire, mais l&#8217;Opusculum n&#8217;en est pas moins  une oeuvre collective, peut-être destinée à illustrer le rayonnement de l&#8217;abbaye prémontrée de Cappenberg.</p>
<p>Plutôt que de se battre sur une question d&#8217;attribution,  mieux vaut déplacer les questions et interroger le contenu du  texte pour en comprendre les significations dans la société et  la culture de l&#8217;époque. Qu&#8217;en est-il alors de l&#8217;autobiographie  et de la subjectivité, de la fonction des rêves dans les cultures  juive et chrétienne, de la légitimité des images religieuses  dans un cadre monothéiste, de la conversion individuelle et  collective, du nom et de l&#8217;identité? Simultanément, l&#8217;auteur  saisit l&#8217;occasion des débats suscités par l&#8217;Opusculum pour  s&#8217;interroger plus fondamentalement sur les manières dont  les historiens pensent et écrivent l&#8217;histoire.</p>
<p>Ainsi, non seulement l&#8217;étude de cas est-elle guidée par une  ample problématique, mais elle se double tout au long de la  démonstration d&#8217;une mise en question critique du travail  de l&#8217;historien, faisant de ce livre une leçon de méthode.</p>
<p>2003, 384 pages.</p>
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		<title>Francis SCHMIDT &#8211; La Pensée du Temple. De Jérusalem à Qoumrân</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 14:43:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Longtemps le judaïsme ancien fut considéré comme une  préparation au christianisme ; les manuscrits de Qoumrân ont  d&#8217;abord été lus comme les premiers balbutiements d&#8217;un évangile  naissant. Plus de quarante ans après les découvertes de la mer  Morte, l&#8217;archéologie et l&#8217;étude scrupuleuse des textes rendent  caduque une vision « christianocentrée » de l&#8217;histoire du judaïsme.
Quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Longtemps le judaïsme ancien fut considéré comme une  préparation au christianisme ; les manuscrits de Qoumrân ont  d&#8217;abord été lus comme les premiers balbutiements d&#8217;un évangile  naissant. Plus de quarante ans après les découvertes de la mer  Morte, l&#8217;archéologie et l&#8217;étude scrupuleuse des textes rendent  caduque une vision « christianocentrée » de l&#8217;histoire du judaïsme.</p>
<p>Quand la société juive est confrontée à la colonisation grecque  et à la puissance romaine, son identité est en crise, le lien social  menace de rompre. Pourtant, si l&#8217;on fait le choix de l&#8217;histoire  lente et des structures profondes, si, par-delà les élites politiques  et les scribes, on interroge les anonymes et les sans-grade, alors  parmi les institutions qui maintiennent la cohésion sociale apparaît en premier lieu le Temple : non seulement le Temple comme  édifice, avec ses prêtres et ses pèlerins, sa police et ses cuisines ;  mais aussi le Temple comme pensée, avec ses catégories du pur  et de l&#8217;impur, du sacré et du profane, qui s&#8217;étendent au-delà des  limites du sanctuaire à l&#8217;ensemble du pays, de l&#8217;autel sacrificiel  jusqu&#8217;aux tables quotidiennes.</p>
<p>Les premiers à avoir définitivement rompu avec l&#8217;institution  et les rites qui faisaient le socle de l&#8217;identité juive ne sont ni les  esséniens de Qoumrân ni Jésus et les convertis du judaïsme, mais  Paul et les chrétiens de la gentilité.</p>
<p>Ce qui prend fin le 29 août 70, quand le vent de l&#8217;histoire  souffle en tempête, quand traditions et coutumes sont brisées, c&#8217;est  le Temple de Jérusalem comme lieu de rassemblement de tout  le peuple juif. Mais au-delà de cette fin, quand se reforme le  judaïsme, demeure la pensée du Temple.</p>
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		<title>Jacques LEBRUN &#8211; Le Pur Amour de Platon à Lacan</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 13:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le pur amour ? Un amour inconditionnel dont l&#8217;ultime  critère serait le refus de toute récompense, un amour qui  trouverait sa jouissance dans la ruine de toute jouissance et  entraînerait, avec la perte de soi, la perte de l&#8217;amour et même  celle de Dieu.
Les figures du pur amour qui jalonnent ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le pur amour ? Un amour inconditionnel dont l&#8217;ultime  critère serait le refus de toute récompense, un amour qui  trouverait sa jouissance dans la ruine de toute jouissance et  entraînerait, avec la perte de soi, la perte de l&#8217;amour et même  celle de Dieu.</p>
<p>Les figures du pur amour qui jalonnent ce livre trouvent  leurs sources dans le fonds commun de la culture occidentale: chez Platon, dans tel verset biblique, chez saint Paul, saint  Augustin, Boccace ou Pétrarque, ou la mystique musulmane Râbià al-Adawwiyya.</p>
<p>En historien du christianisme, Jacques Le Brun retrace  vingt-cinq siècles de tentatives, de Platon à Lacan, pour  penser cet impensable amour. Si les débats théologiques  furent cruciaux à la fin du XVIIe siècle entre Mme Guyon,  Fénelon et Bossuet et aboutirent à la condamnation du pur  amour par les Eglises, l&#8217;auteur montre comment, échappant  à la théologie, celui-ci ne cessa d&#8217;inspirer la pensée romanesque, la philosophie et la psychanalyse. Kant, Schopenhauer  sont, parmi d&#8217;autres, conviés au banquet, en compagnie de  Sacher-Masoch, Heidegger et Claudel.</p>
<p>Aux élaborations théologiques, Jacques Le Brun substitue  un point de vue anthropologique sur l&#8217;amour chrétien. La  psychanalyse y tient un rôle capital, celui de révélateur. Freud  et Lacan sont relus à la lumière des grands textes mystiques  qui traversent l&#8217;histoire occidentale en dessinant une figure  paradoxale qui, résistant aux théories, ne cesse de s&#8217;affirmer  comme un impensable : le pur amour.</p>
<p>2002, 450 pages.</p>
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		<title>Philippe BORGEAUD &#8211; La Mère des Dieux. De Cybèle à la Vierge Marie</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2008 11:27:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lyflol</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À l&#8217;aube de notre civilisation, on trouve une grande  déesse préhistorique, Mère des dieux et des hommes.  Psychanalystes, anthropologues et féministes se sont  passionnés pour cette figure de mère archaïque, à l&#8217;origine  des théories d&#8217;un matriarcat universel. Mais où se trouve  donc, dans la documentation historique, la Mère des dieux ?  S&#8217;agit-il d&#8217;une Déméter sauvage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l&#8217;aube de notre civilisation, on trouve une grande  déesse préhistorique, Mère des dieux et des hommes.  Psychanalystes, anthropologues et féministes se sont  passionnés pour cette figure de mère archaïque, à l&#8217;origine  des théories d&#8217;un matriarcat universel. Mais où se trouve  donc, dans la documentation historique, la Mère des dieux ?  S&#8217;agit-il d&#8217;une Déméter sauvage ou de Cybèle entourée  de son cortège de prêtres eunuques ? Et la Vierge Marie  est-elle l&#8217;héritière monothéiste de ces cultes polythéistes qui  sont nés au confluent du vieil Orient, de l&#8217;Anatolie et de la  Grèce archaïque avant de se retrouver à Rome ?</p>
<p>S&#8217;appuyant sur une documentation riche et cohérente,  qui va du IIe millénaire au IVe siècle de l&#8217;ère chrétienne,  Philippe Borgeaud s&#8217;inscrit résolument dans une démarche  historique. Montrant l&#8217;inanité des théories qui ont, depuis  plus d&#8217;un siècle, créé une nébuleuse universelle emprisonnant la figure de la déesse archaïque, l&#8217;auteur restitue la  Mère des dieux à sa pluralité archéologique.</p>
<p>Entre richesse symbolique et rigueur historique, Borgeaud  invite à repenser la complexité de la figure maternelle dans  les sociétés anciennes aux origines de la chrétienté.</p>
<p>1996, 320 pages.</p>
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